Les sévères réprimandes des dirigeants européens adressées à Donald Trump à Davos doivent être suivies d’actions concrètes lors de leur réunion à Bruxelles jeudi soir. La tentative du président américain de renforcer le Groenland et le Danemark, appuyée par des menaces tarifaires explicites contre ceux qui refusent de s’y conformer, n’est pas une fanfaronnade ou une improvisation. Il s’agit d’une coercition économique, ouvertement déployée pour forcer la soumission politique et les concessions territoriales. Le danger réside dans la demande elle-même, mais aussi dans la manière dont l’Europe y répond.
L’UE a atteint un moment de vérité. Si elle ne peut pas défendre l’un de ses États membres dont les intérêts les plus fondamentaux sont directement menacés, l’UE est alors affaiblie en tant qu’acteur géopolitique et vidée de son objectif.
Pendant trop longtemps, les dirigeants européens se sont accrochés à la croyance rassurante mais fausse que l’UE ne peut pas utiliser sa puissance économique contre les États-Unis, parce que l’Europe et l’Ukraine dépendent de Washington pour leur sécurité. Cet argument est faux. De plus, il est stratégiquement corrosif....
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